PROJETS
EN COURS
Cette section est dédiée aux
réalisations ou
parties de réalisations déjà
entamées mais
non encore assez abouties pour faire l'objet d'une section à
part entière. Il s'agit donc d'un inventaire des
réalisations en cours, depuis le stade du concept jusqu'au
début de leur mise en pratique.
Vous pourrez peut-être y trouver une inspiration pour vos
propres
projets alors que la pratique n'est pas encore achevée ni
détaillée sur mon site.
Voici les projets inhérents au cockpit, à leurs
degrés d'avancement respectifs.
(les images de cette section ne sont que des aperçus de
taille
volontairement limitée. Elles seront plus
détaillées lorsque les sujets abordés
seront
développés en détail).
Les
modules EFIS.
Ils sont actuellement pleinement fonctionnels, aussi bien sur le plan
électronique que logiciel.
Il leur manque la finition et la liaison mécanique entre les
poussoirs de la face avant et les interrupteurs.
La liaison mécanique est aisée à
mettre en oeuvre
et déjà décrite par quelques
réalisateurs.
La finition concerne l'assemblage définitif du module et la
mise en place des boutons des concentriques de la face avant.
Ces boutons doivent intégrer trois fonctions : l'axe externe
et
l'axe interne des concentriques, ainsi qu'un poussoir central.
Par ailleurs ces boutons sont très ressemblants aux boutons
des concentriques
de radios du pedestal qui, eux, n'agissent que sur deux axes.
Les boutons de l'EFIS :
Les boutons des radios :
L'idée est donc de reproduire ces boutons de radios dont on
peut acheter un seul exemplaire sans se ruiner, et de les
modifier de manière à leur adjoindre le poussoir
central.
J'ai donc commencé à reproduire ces boutons par
moulage :
un moule de silicone (j'en ai trouvé en mastic
polymérisant rapidement) dans lequel une résine
de
polyuréthane est coulée.
Une fois le moulage accompli, il reste à percer
l'axe central
et réaliser l'adaptation pour inclure le poussoir (puis
mettre
en peinture).
Voici les boutons sortis des moules (en blanc); à côté de leurs moules en silicone (en bleu) et les originaux (en gris).
Le
module MCP.
Fondamentalement sa réalisation ne différera pas
des modules EFIS.
Il y a cependant quelques particularités
supplémentaires,
comme la roulette de sélection de vitesse verticale ou le
mécanisme de rappel du bouton d'AT.
Pour ce dernier j'ai
pensé à utiliser un électro-aimant de
verroutillage
central de voiture (à récupérer en
casse). Il
aurait l'avantage de travailler en 12 volts, mais l'idée
reste
à développer.
J'ai commencé à rédiger la partie
théorique
de la réalisation du MCP (la description des fonctions,
comme
pour l'EFIS), à publier sur le site
ultérieurement.
Les
yokes.
Reproduire à l'identique un yoke de 737 avec les "moyens du
bord", même par moulage, est une chose quasiment impossible :
la
pièce est trop complexe et offre peu d'axe de
symétrie
vraie pour permettre un moulage en deux (ou plusieurs) parties en
"amateur".
Je ne m'y suis pas risqué.
Le yoke 737 NG :
Par ailleurs construire un yoke en pur "DIY" ne permet qu'un
résultat très approximatif quant à la
forme, donc
peu identique au vrai yoke.
C'est cependant la solution la moins chère, on peut penser
à plusieurs feuilles de MDF collées en
épaisseur
et poncées pour arriver à une forme
évocatrice
mais pas fidèle.
Je ne m'en satisfait pas.
J'ai eu la chance de découvrir les yokes de chez Simparts
avant
leur augmentation substantielle de prix : initialement ils
proposaient un yoke repoduit par moulage, peint et
équipé des interrupteurs
câblés (tous sauf
le trip counter) pour environ 110 euros. J'ai donc sauté sur
l'occasion sans avoir la présence d'esprit d'en commander
deux.
Le résultat est parfait : rigoureusement identique
à
l'original, aux lettres gravées près, et
s'articulant
parfaitement avec une "vraie" colonne.
Malheureusement les prix ont doublés et il faut actuellement
260
euros pour un tel moulage. C'est le prix auquel on trouve un vrai yoke
chez les revendeurs de pièces
détachées. Avec le
cours actuel du dollar ils risquent même d'être
moins chers.
On trouve encore cependant des yokes à 110 euros chez
SImparts, mais non peints et non équipés.
Les
colonnes.
C'est une pièce très spécifique, en
tout cas dans
sa partie supérieure tout à fait typique chez
Boeing.
Il n'en existe pas encore à ma connaissance reproduite en
moulage, du moins à un prix abordable (je n'en ai
trouvé
que dans des systèmes complets de yoke+colonne plug and
play, de
facture très moyenne mais de prix dépassant
alègrement les 3.000 euros).
On en trouve en pièces d'occasion à un prix assez
élevé : il
faut compter plus de 500 euros pour l'ensemble 1yoke + 1colonne, soit
passé 1000 euros pour le cockpit.
En s'éloignant du style "pur 737", on peut reconstituer une
colonne et son mécanisme avec des pièces
d'usage général, genre tuyaux et coudes de
plomberie domestique
: c'est assurément la solution la moins chère.
Mais c'est, à mon avis subjectif, également la
moins satisfaisante.
J'ai donc essayé de trouver un compromis qui approche ou
équivale la réalité des
pièces de 737
tout en ménageant le portefeuille.
j'ai trouvé une colonne d'occasion seule mais avec son
engrenage
interne, pour 200 euros tout compris, avec le taux de change actuel
euro/dollar.
l'idée est donc de maîtriser les coûts
à ce
niveau en reproduisant une colonne, mécanisme interne
compris,
par moulage.
J'ai commencé cette réalisation et les
résultats semblent prometteurs.
La colonne se démonte assez facilement.
Schématiquement elle se divise en trois partie : un "coude"
supérieur articulé au yoke, un cylindre
intermédiaire et une "cloche" inférieure
articulée
avec le plancher du cockpit.
Le coude :
La cloche :
J'ai déjà pu réaliser un moulage du
"coude" et de la "cloche".
L'empreinte a été prise en plâtre et le
positif
obtenu avec la résine la plus facilement accessible (et la
moins
onéreuse) : la résine polyester de carrosserie.
Pour le coude le résultat est immédiatement
satisfaisant.
La pièce sortie du moule doit bien sûr encore
être affinée et
retravaillée.
J'ai
également moulé la "cloche" inférieure
: pour
cette dernière, la rigidité et la
fragilité
(relative, aux endroits de fine épaisseur) du polyester
posent
problème et je suis en train de prendre des
renseignements pour savoir comment rendre la résine plus
élastique et plus résistante.
Voici le moulage de la cloche, tout juste sorti du moule :
Pour le cylindre j'ai eu la chance de trouver en magasin brico un pied
de table métallique cylindrique qui a exactement le
même
diamètre et presque (à 1 cm près) la
même
longueur que ceux de la pièce originale.
Dans ce projet le mécanisme interne sera reproduit (mais
simplifié) de manière à pouvoir
s'aticuler avec un
vrai yoke.
j'ai déjà reproduit les engrenages, il me reste
à
les assembler selon le schéma et avec le bon espacement.
Le mécanisme original :
la version simplifiée :

Accesoirement, l'auto-collant indiquant le degré de "bank
angle"
qui figure sur le dessus du "coude" est facilement reproduit avec un
programme graphique, à échelle exacte.
Au total l'ensemble des deux colonnes et yokes
réalisé de
cette manière reviendra à moins de 500 euros au
lieu de
plus de 1.000 euros pour l'équivalent en "vraies"
pièces
d'occasion.
Les
clipboards.
Ils sont essentiels pour compléter l'ensemble
yoke + colonne et donner un vrai style 737 NG.
Paradoxalement
cette pièce, aussi petite et simple soit elle, n'est pas
très bon marché en occasion...
C'est encore une fois une résultante de la loi de l'offre et
la demande.
J'ai donc acheté un clipboard complet pour environ 100 euros.
C'est une pièce tellement simple qu'il doit être
facile de
la reproduire à l'identique à partir d'une
tôle
d'1mm d'épaisseur.
Je compte démonter complètement le clipboard pour
me
servir de chaque pièce comme gabarit, lui faire faire des
jumeaux, et réassembler deux clipboards.
Avec une tôle de réupération
cela devrait diviser par deux le prix pour les deux clipboards.
Une fois démonté, je mettrai en ligne les
dimensions et
les gabarits pour assembler un clipboard "fait maison" mais
fidèle à l'original.
Il faut également joindre une cheklist pour
compléter le clipboard.
On peut choisir d'imprimer une checklist sur papier et la coller sur le
clipboard.
j'ai trouvé chez Engravity une checklist totalement
fidèle, gravée sur aluminium à un
prix tout
à fait raisonnable.
le résultat vaut bien les quelques euros de
supplément par rapport à l'impression sur papier.
Les maplights.
Elles sont situées au bord intérieur de chaque
"eyebrow" du cockpit, de part et d'autre de l'overhead.
De manière tout aussi paradoxale, elles sont encore
très
bon marché chez les vendeurs de pièces d'occasion
: sans
doute ne sont elles pas encore très demandées.
J'ai trouvé deux maplights au prix total de 100 euros.
Il s'agit pourtant d'une pièce bien plus complexe qu'un
clipboard par exemple.
Pas de reproduction à faire donc mais seulement une petite
modification : les maplights sont équipées
d'ampoules
"aéro" qui s'allument avec un courant de 28 volts ... pas
facile
à fournir pour un home cockpit : il faudrait une
alimentation
spécifique.
Or ces ampoules sont identiques en tous points à certaines
ampoules de phare d'automobile, qui elles, travaillent en 12 volts.
les plus puissantes sont celles des feux anti-brouillard (21 watts).
A gauche, l'ampoule aéro de 28 volts; à droite
l'ampoule de phare de 12 volts.
je me suis donc précipité chez mon revendeur auto
local
pour en acheter deux et le résultat est tout à
fait
convenable, en 12 volts cette fois...
Les
ouïes de ventilation du cockpit.
Elles sont situées aux extrémités de
la partie horizontale oblique du MIP.
Côté pilote :
Côté copilote :
Il y en a aussi une troisième fixée au plafond
derrière les pilotes, destinées au "jump seat".
Je n'ai pas cherché spécifiquement
à les trouver chez les revendeurs.
Il y a quelque temps un revendeur US mettait en vente sur e-bay un
panneau issu
de la cabine d'un 747, comprenant les ouïes de ventilation et
les
lampes des passagers, j'ai eu le réflexe de les acheter
à
l'époque à un prix très modique (je
pense que le
transport m'a coûté plus que la pièce
elle-même).
Elles sont presque identiques aux ouïes de 737, il me suffira
de
les repeindre et les inclure dans une plaquette conforme au style 737.
Les voici dans leur panneau d'origine (de 747) :

Et démontées hors de leur support :
Le
ground tiller.
C'ets également une pièce de forme
spécifique dans le 737.
Je n'ai pas connaissance des prix des pièces
réelles
d'occasion, car on en trouve chez Simparts à un prix
très
raisonnable (50 euros pour la pièce mise en couleur).
Ils vendent aussi un ensemble plus complet, comprenant la
poignée mais aussi le mécanisme relié
à un
potentiomètre, bien entendu nettement plus cher (140 euros).
J'ai opté pour la poignée seule : il ne devrait
pas
être difficile de la monter sur un axe et la relier
à un
potentiomètre défini comme axe de joystick.
L'overhead.
Nous changeons radicalement de sujet pour aborder (seulement aborder
pour le moment) un système beaucoup plus complexe : la
logique
de l'overhead.
L'overhead est une partie quasi autonome dans le cockpit, dans le sens
où les sytèmes concernés par ce
panneau sont
presque totalement gérés par lui seul.
Quelques fonctions seulement interagissent avec d'autres
éléments complexes du cockpit, comme par exemple
le
système de positionnement IRS avec les FMC.
Pour le reste il s'agit surtout d'interactions simples comme le fait
que le courant des génératrices
définit ou non
l'allumage des voyants de tout le cockpit etc...
Il s'agit soit de systèmes simples, comme l'allumage des
phares,
soit de systèmes complexes et interdépendants
comme l'APU, l'air
conditionné, le système électrique, le
système hydraulique et le
démarrage des moteurs.
Ces systèmes sont gérés chacun par une
logique
propre qu'il doit être possible de schématiser en
arbre
décisionnel.
Apartir de ces arbres décisionnels il doit être
possible
de reconstituer l'ensemble de la logique de l'overhead et de ses
systèmes.
Au bout de chaque arbre décisionnel se trouve par ailleurs
une
fonction de l'avion qui peut être
intégrée à
une variable de Flight Simulator : par exemple au bout de l'interaction
APU + système électrique + système
hydraulique +
système d'air conditionné + pompes à
carburant, se
trouve la possibilité de commander l'allumage moteur, et FS
ne
reproduit que cette commande.
Il "suffirait" donc d'interagir avec les commandes simples de FS
après une chaîne de commandes plus complexes
fidèles à la réalité de
l'avion et
reproduites ailleurs que dans FS, tout en interagissant avec les
boutons et voyants matériels du panneau overhead
"matériel" du cockpit.
Cet "ailleurs que dans FS" pourrait bien être SIOC : la
variété et la puissance de ses instructions est
sans
doute suffisante pour repoduire la logique des systèmes de
l'overhead en la couplant directement avec les boutons et voyants des
panneaux et en lançant les actions FS correspondantes si
nécessaire.
Voilà un beau principe et un beau projet.
Reste à le mettre en pratique.
La première étape à mon sens est de
recenser les
boutons et voyants de l'overhead en connaissant leurs fonctions et
leurs interactions avec les autres sytèmes.
Cette étape est déjà
réalisée et résumée dans un
document word.
Avec cette base la suite consistera à établir une
liste
de variables SIOC correpondant à ces fonctions, puis
défnir l'arbre déisionnel logique des
systèmes et
enfin le mettre en musique en programmation SIOC (en y
incluant
les entrées et sorties avec les IOCards gérant
l'overhead
ainsi que les interactions avec FS~FSUIPC).
Outre l'intérêt d'une réalisation
complexe, ce
projet s'il aboutit aurait l'avantage d'éviter de devoir
investir dans la seule alternative logicielle actuelle : Project
Magenta.