Dans l’ordre, la réalisation de l’EFIS comprend donc :
La préparation des panneaux avants et des touches.
La préparation des interrupteurs rotatifs standards à modifier selon leur fonction.
La confection des circuits imprimés.
La soudure des composants sur les circuits imprimés.
L’assemblage
mécanique des panneaux et circuits, avec la liaison
mécanique des 9 boutons avec leurs poussoirs
L’établissement des connections avec les composants et la carte master.
La configuration du module dans SIOC pour son interaction avec FS et Cockpitware.
La préparation des panneaux et des touches est tout à fait basique.
Elle comprend le nettoyage et la peinture des panneaux, le nettoyage et l'assemblage des touches puis leur peinture.
Ces opérations sont conformes à celles décrites dans la section manipulations.
Voici les touches achevées :
La modification des 4 interrupteurs rotatifs aboutit
à les transformer en concentriques, parmi lesquels 2
interrupteurs à 2 positions à 60°, 1 interrupteur
à 4 positions à 30° et 1 interrupteur à 8
positions à 30°.
Ces modifications sont également conformes à celles décrites dans la section manipulations.
La confection des 3 circuits imprimés requiert un certain équipement matériel et un savoir-faire dont je ne dispose pas.
J'ai donc fait appel à une personne extérieure pour leur réalisation.
Les schémas de ces circuits étaient fournis sur l'ancien
site Hispapanels (je ne les ai pas encore retrouvés sur le
nouveau site). Voici par exemple les schémas des deux
derniers circuits imprimés. (ne vous inquiétez pas, ils
sont à l'envers, c'est tout à fait normal).
Tels quels, leur résolution était insuffisante pour une réalisation de qualité.
J'ai pu les obtenir auprès de M. Hernandez qui me les a
grâcieusement fait parvenir en haute résolution.
Ils sont trop volumineux pour figurer sur un site.
Je peux donc vous les communiquer si vous souhaitez les utiliser : envoyez moi un mail.
J'ai fait appel à un fabricant qui m'a fourni à prix
très doux les trois circuits imprimés sur base des
schémas en haute résolution.
La réalisation est très soignée, les circuits sont
de dimension exacte, à la fraction de mm près. Ils sont
troués et étamés.
(remarquez d'ailleurs qu'ils sont à l'endroit cette fois, ça tient au processus de fabrication).
Vous pouvez faire appel à ce même fabricant en passant sur son site : Etronic
La soudure du circuit de rétroéclairage comprend les leds et les résistances.
On soude d'abord les composants les moins volumineux : les résistances.
Puis les LEDs en les positionnant dans le bon sens.
Il faut également inclure la connection à l'alimentation électrique.
J'ai soudé directement les fils sur la piste du circuit
imprimé, pour éviter l'encombrement lié à
un connecteur supplémentaire.
Voici le résultat, testé et fonctionnel :
On peut alors monter les interrupteurs sur le circuit.
Il y a un piège à éviter : la rondelle
métallique des interrupteurs peut venir au contact des
pistes du circuit, et provoquer des courts circuits.
Les 4 zones où sont montés les interrupteurs sont
à risque : il faut donc isoler les pistes avec un bout d
'autocollant isolant avant de monter l'interrupteur.
En outre les pistes dédiées à l'alimentation du
circuit sont proches des orifices de fixation : la même
précaution est à prendre pour éviter que les vis
ne soient mises au 12 volts !
Les zones à isoler sur le circuit :
Les deux autres circuits sont plus rapides à assembler.
Le second circuit ne pose pas de problème particulier. On commence par souder les poussoirs puis les connecteurs.
On peut ensuite fixer les deux encodeurs qui doivent y venir.
Sur le dernier circuit, il faut commencer par connecter deux à
deux les points respectivement marqués A et B sur le
schéma.
La connection se fait en insérant un morceau de patte
récupérée de résistance ou de LED
exactement comme un composant, et à la souder aux endroits
prévus.
Les zones à connecter :
On soude ensuite les interrupteurs puis les connecteurs.
Voici les connections comme elles apparaissent sur la plaque, à côté des connecteurs :
L'ensemble du 3ème circuit :
Une fois les circuits montés on peut se faire un petit test de rétroéclairage ...
quelques petites retouches à faire au marqueur noir.
Et si on compare avec un vrai EFIS de 737 ...
On
a déja bien travaillé : allez, on se fait un petit
plaisir en essayant un assemblage, avant de passer à la section suivante : ça commence à
ressembler à quelque chose ...
...
et c'est bien : en regardant dans l'axe creux des rotatifs, on voit
exactement en enfilade l'élément sur lequel l'axe interne
doit agir sur l'avant-dernier ou le dernier circuit : l'alignement est
parfait !