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Transformation d'un interrupteur rotatif simple en module concentrique.



Un interrupteur rotatif standard n'a qu'un axe de rotation central, plein.

La transformation vise à lui donner deux axes : un axe extérieur solidaire de ce premier interrupteur (en bleu sur le schéma), et un axe central (en rouge) traversant le premier et destiné à un autre dispositif qui sera monté derrière l'interrupteur.
Il peut s’agir d’un encodeur, d’un interrupteur, ou d’un bouton poussoir, voire d’une combinaison de ces éléments.





En pratique on remplace l’axe de rotation par un axe creux métallique de 6mm de diamètre de manière à pouvoir y glisser le second axe qui traversera tout l’interrupteur.

Après le démontage, l’axe de la partie mobile est sectionné : il faut effectuer la section à 2 ou 3 mm au dessus du corps de la partie mobile, pour ne pas endommager l’ergot de blocage qui s’y trouve.



J’utilise une fine scie à métaux qui permet à mon sens une découpe plus fine.


Après la section, le corps de la partie mobile est percé exactement en son milieu pour y insérer le nouvel axe.
Le forage doit être parfaitement centré et perpendiculaire à la pièce elle-même, une déviation risquant d’avoir un effet de décentrage accentué par la longueur du nouvel axe à insérer. Voici le résultat du perçage.



Les auteurs de la méthode utilisent un pied pour la perceuse.
Personnellement je ne suis pas arrivé à forer un trou précisément dans l’axe de la pièce, la mèche de la perceuse ayant encore trop de mobilité latérale avec le pied.
Je me suis donc borné à fixer la pièce sur un étau  et tenir la perceuse à la main, avec un résultat plus satisfaisant.

Il est préférable de forer progressivement la pièce, en débutant avec une mèche (foret) d’1 mm et en augmentant progressivement le diamètre jusqu’à 6 mm, de sorte que les forages successifs ne soient plus que des alésages. De cette manière le processus est mieux maîtrisé et le forage plus précis.


Un segment de tube de laiton de 6mm de diamètre (trouvé dans les grandes surfaces de brico) est inséré dans le trou.
Il doit dépasser à l’arrière de la pièce mobile de 3 à 4 mm de manière à stabiliser la pièce elle-même dans le corps de l’interrupteur.



Les auteurs de la méthode considèrent que le frottement des deux pièces suffit à les rendre solidaires pour les mouvements de l’interrupteur.
Personnellement j’ai préféré renforcer cette cohésion entre les pièces en appliquant sur l’axe une petite quantité de colle cyanacrylate.
Attention, dans ce cas, vous ne disposez que de quelques secondes pour ajuster l’axe et la pièce.



Avant le remontage il faut sectionner les ressort en deux parties qui seront disposées de part et d’autre de l’axe durant le remontage : le ressort tout entier doit être diminué d'une longueur totale équivalente au diamètre de l'axe inséré, sans quoi le mécanisme sera trop dur.
La longueur totale des deux ressorts doit donc être plus courte que la longueur initiale et ajustée éventuellement une nouvelle fois après le remontage si l’interrupteur est trop dur.
Personnellement une longueur résiduelle de 3 à 4 mm pour chaque ressort m’a semblé idéale.

Enfin le capot arrière de l'interrupteur doit lui aussi être percé en son centre, pour laisser passer l'axe central.
Un trou de 4mm est suffisant.



Les éléments sont prêts à être remontés.